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Contribution n° 5 par Pierre Sourzat le 10/07/2021 17:08

- Photos
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-Documents sur la truffe

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Contribution n° 4 par Familles Morand/Vernet le 21/07/2021 18:08

Nouveaux dons et documents

- Plaques de verre à numériser
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- Vêtements et objets divers

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Contribution n° 3  par Cant_Souillac le 16/07/2021 08:05

Enregistrement de Vent folet Vent fòlor :

La chorale Cant'Souillac
au moulin de Gignac
le jour de l'inauguration des travaux de réhabilitation du moulin à vent

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Contribution n° 2 par Guilena le 28/06/2021 13:19

Objet :  Les noms de lieux doivent-ils être francisés?

 PER VOS PARLATZ DE TOPONIMIA VEIQUI UN ARTICLE PLAN BEN FACH ; es en frances e si avetz un pauc de temps per  lo legir,  quò vos empaschará de vos alassar. Guilèna

Objet : Les noms de lieux doivent-ils être francisés?
>
Michel Feltin-Palas > mfeltin-palas@lexpress.fr
Les noms de lieux doivent-ils être francisés?
Dans un pays historiquement multilingue, il paraîtrait logique d'écrire les noms de lieux en catalan, en basque ou en breton. Mais on est en France...
Je ne prends pas grand risque en en faisant le pari : la plupart d'entre vous ne connaissez pas Treis-Sants-en-Ouche, "commune nouvelle" d'environ 1400 habitants située dans l'Eure, regroupant les anciennes localités deSaint-Aubin-le-Vertueux, Saint-Clair-d'Arcey et Saint-Quentin-des-Isles. Pourquoi ai-je décidé de vous en parler cette semaine ? Parce que l'appellation de cette nouvelle collectivité, qui signifie littéralement "Trois saints du pays d'Ouche", est écrite en normand et que cet exemple permet de poser concrètement la question de la langue utilisée en France pour désigner les noms de lieux.
Au départ, une idée simple : "Nous avons fait ce choix parce que ce sont nos racines, notre culture", explique Marc Descamp, le premier magistrat de la localité. Seulement voilà, on est en France et, en France, on n'utilise pas n'importe quelle langue dans l'espace public. En la matière, des préconisations ont été fixées par la commission nationale de toponymie - une instance interministérielle. En substance : le français s'impose pour les noms des circonscriptions administratives - "région", "département", "commune", etc. -, ainsi que pour la partie générique des artères : "rue", "avenue", "boulevard", etc. En revanche, pour le reste, les langues régionales retrouvent droit de cité (c'est le cas de le dire), du moins là où elles sont ou ont été en usage. En Languedoc, rien n'interdit par exemple d'évoquer la "rue du Marcat" (rue du Marché). "Cette position nous paraît conforme à l'article 2 de la Constitution, qui indique que "la langue de la République est le français", et à son article 75-1, qui prévoit que "les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France"", souligne Pierre Jaillard, le président de la commission. Dans ce cadre, la formule "commune nouvelle de Treis-Sants-en-Ouche", avec un nom générique en français et une partie spécifique en normand, ne pose aucun problème.
Cette position est cependant jugée beaucoup trop tolérante par le ministère de l'Intérieur. D'ailleurs, dans un premier temps, le préfet du département de l'Eure s'était opposé à cette appellation. "Heureusement, le sous-préfet de Bernay nous a soutenus et a réussi à convaincre son supérieur", se souvient Marc Descamps. Qu'à cela ne tienne, ledit ministère - qui a refusé de répondre à L'Express - voit d'un mauvais oeil la valorisation des langues régionales, perçues comme un ferment de séparatisme. Et si l'existence d'un mouvement d'indépendance normand vous a échappé, rassurez-vous : ni Gérald Darmanin ni ses équipes ne l'ont repéré. Non, ce qu'ils redoutent, c'est que Treis-Sants-en-Ouche ne donne des idées à d'autres. Qu'en Corse, Ajaccio - à la française - ne soit rebaptisée Aiacciu, pour prendre un exemple qui ne doit rien au hasard. Car derrière la langue, il y a la culture, l'identité, le sentiment d'appartenir à un groupe. Et cela, au ministère de l'Intérieur, on n'apprécie pas vraiment.
C'est pourquoi sa direction générale des collectivités locales a fait pression pour que toute allusion aux langues régionales soit retirée des documents diffusés par la commission nationale de toponymie, comme en témoigne le compte rendu de la réunion qui s'est tenue sur le sujet. Dans ses "amendements au considérant 15", il est spécifié : "si Ajaccio créait une commune nouvelle avec une commune voisine, la nouvelle entité ne devrait pas s'appeler Aiacciu, mais soit Ajaccio, soit un nom vraiment nouveau." Pour plus de sûreté, la discrétion est clairement préconisée : "Le considérant 15, même ainsi amendé, ne sera pas cité dans le Guide pratique à l'usage des élus."
Pour autant, il serait abusif de considérer qu'il y a eu en France une volonté systématique de franciser des noms de lieux. En Bretagne, en Corse, en Provence, au Pays basque, en Provence, on trouve ainsi à foison des appellations qui témoignent de l'histoire linguistique de ces territoires. Il y a à cela une raison simple : pendant longtemps, l'Etat s'est totalement désintéressé de cette question (1). C'est seulement après-guerre, avec la création d'organismes comme l'Insee ou de l'Institut Géographique National (IGN), qu'il a entrepris de fixer des règles. Encore l'approche était-elle avant tout pragmatique : pour l'essentiel, on cherchait à mettre un terme à l'anarchie qui régnait en matière d'accents ou de traits d'union, afin d'améliorer l'efficacité des recensements.
Cela ne veut pas dire que l'Etat soit resté neutre en la matière. Dans les faits, d'innombrables noms de lieux ont bel et bien été francisés, souvent avec un total amateurisme, comme on peut le constater en lisant l'ouvrage20 000 lieux sous la loupe, qu'Yves Lavalade a consacré à la région du Limousin (1). A Vitrac-sur-Montane (Corrèze) Las Peiruças - les sols caillouteux - sont ainsi devenus... Les Perruches ! A Lignac (Indre), Los Caraudis - les touffes de noisetiers - ont été transformés en Les Coeurs-Ditstandis qu'à Juillaguet (Charente) Los defens - parcelles interdites à la pâture - ont été traduits par Les Défunts. Une démarche tristement révélatrice de l'ignorance de Paris à l'égard des langues minoritaires.
Certains diront qu'il y a des malheurs plus grands dans le vaste monde et ils n'auront pas tort. J'aimerais toutefois connaître leur réaction le jour où, à Dieu ne plaise, une Europe anglophile adopterait la même démarche et rebaptiserait Bordeaux "Waterfront", Tours "Towers" et Paris "Bets". Ce jour-là, peut-être comprendraient-ils ce que ressentent leurs compatriotes attachés à l'histoire et à la culture de leur région.
(1) 20 000 lieux sous la loupe, Yves Lavalade (illustrations de Jean-Louis Savignac), Editions Le Puy Fraud.
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Contributions n° 1 par Claude Pestourie le 28/06/2021 08:54

Photos
Dernière contribution reçue :
Photo colorisée d'une séance de théâtre à l'école de Gignac (1955)


Date de création : 28/06/2021 08:42
Catégorie : Contributions -

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