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 Linteau de l'église de Saint-Bonnet

Des signes d’origine Celte

 
On sait que les habitudes dites païennes, mais d'origine celte, existaient encore à Gignac au début du XVIIIe siècle : les dolmens situés entre Gignac et Nadaillac étaient encore à cette époque-là l'objet d'un culte, on y déposait des fleurs et on les oignait d'huile à certaines époques de l'année. Il  n'est donc pas surprenant de retrouver, gravés sur les linteaux, des signes liés à la civilisation Celte.

                 

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Linteau de la porte d'entrée de l'église de Saint-Bonnet

                                          

Le portail Ouest de cette église est le fruit d'un remaniement, avec remontage de claveaux en remploi, dans une façade qui a été largement reconstruite après la guerre de Cent Ans. Ce linteau est rongé par les ans, mais on peut y déceler une série de trois roues solaires dont la plus lisible est celle de gauche. Elle comporte deux cercles extérieurs, un point central entouré d'un petit cercle et 5 rayons dont quatre sont encore bien visibles (le 6e a complètement disparu).

                   

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La roue solaire et le gui, en général représenté sous la forme épurée d'une virgule ou d'une larme, étaient deux symboles forts de cette civilisation. Ils ont été repris par les religions chrétiennes parce qu'ils étaient inscrits dans la protohistoire locale, et ils ont existé bien au-delà de leur signification consciente : beaucoup de maçons du 19ème siècle les ont gravés en ignorant tout de leur véritable sens. Ces signes sont devenus au cours des siècles de véritables symboles non décryptés par les habitants eux-mêmes : ils étaient ainsi auréolés d'une part de mystère.
A l'origine, 3 ou 4 virgules disposées en croix représentaient un soleil tournant, le fameux svastika. La représentation solaire se retrouve aussi sous la forme d'une spirale, d'une roue ou d'une marguerite. La roue solaire était un accessoire du dieu celte Taranis, le dieu du ciel, qui lançait cette roue de feu, c'est-à-dire la foudre, pour produire la pluie et fertiliser le sol.

                  

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Fronton hémisphérique et ailerons de lucarne en réemploi dans une construction plus récente.
Le décor sculpté associe des roues solaires de différents types :
spirales dextrogyres, spirales sinistrogyres,
demi-roue solaire sur le linteau lui-même.

                    

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Sur un socle de calvaire à Teyssilhac
                    

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Un signe magique n’était pas nécessairement gravé sur le linteau de la porte d’entrée. Ainsi on trouve, gravé sur une pierre située à droite de la porte d’entrée, à hauteur d’homme, dans la partie la plus ancienne de la maison Chazal de La Blénie (milieu XVIe siècle), ce qui semble être une roue solaire. Le même signe est repris deux fois dans le pisé, face à la porte d’entrée.
                        

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Date de création : 15/04/2021 08:26
Catégorie : -

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